Notre grossophobie reste l’une des dernieres discriminations autorisees

27/04/2022

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Notre grossophobie reste l’une des dernieres discriminations autorisees

Le mot “grossophobie” a fait le entree au dictionnaire en 2019. Bien plus qu’une “peur des individus enormes”, il designe l’integralite des comportements stigmatisants et discriminants envers celles et ceux qui seront obeses ou en surpoids. Sylvie Benkemoun, psychologue et psychotherapeute, nous explique pourquoi n’importe qui pourrait se remettre proprement dit face a votre theme.

Apres avoir publie On ne nait pas grosse en 2017, Gabrielle Deydier a sorti recemment 1 documentaire bouleversant, On acheve beaucoup nos gros, dans lequel elle raconte De quelle fai§on, “lorsque l’on sort d’une norme, Quand l’on degouline, le quotidien se complique”. L’autrice de 39 ans mesure 1 metre 54 et pese 125 kilos. Elle a tendance a dire qu’elle “mesure une Kylie Minogue et en pese trois”. Une remarque amusante, en introduction d’un film qui ne l’est jamais trop. Pendant une cinquantaine de minutes, Gabrielle Deydier nous revele combien la agence dans laquelle nous vivons fait constamment preuve de grossophobie. Neanmoins, que signifie votre neologisme ?

Qu’est-ce que la grossophobie ?

“Notre grossophobie, c’est le rejet des individus grosses et la valorisation d’une minceur, expose Sylvie Benkemoun, psychologue-psychotherapeute et presidente du GROS, le Groupe de reflexion sur l’obesite et le surpoids. C’est un rejet qui s’exprime de facon stigmatisante, a travers des prejuges, des pensees toutes faites concernant ce que sont les individus enormes cela qu’elles ne font pas maigrir : l’impression qu’elles paraissent toujours occupe a manger, qu’elles ne bougent jamais, ne sont pas intelligentes, ne se lavent pas, sentent mauvais. C’est une peur de ressembler a ces gens enormes qui entraine aussi une mise a l’ecart dans de multiples aspects d’une vie : a l’ecole, dans l’emploi, les relations amicales ou amoureuses”.

Correctement qu’elle l’utilise, la professionnel se mefie du terme “grossophobie” dont elle craint qu’il devienne rapidement votre mot abstrait, qu’on oubliera vite. “Je prefere parler de ‘rejet’, de ‘stigmatisation’ des gros. Depuis 1987, l’obesite a ete reconnue comme maladie. Mes autres maladies, on nos tolere, mais celle-ci, on ne la tolere pas. En fera, la grossophobie reste l’une des dernieres discriminations autorisees”.

Un monde ou “rien n’est pense Afin de les gros”

Un extrait de On acheve bien des gros illustre particulierement une telle initiative de “discrimination autorisee”. Gabrielle Deydier te prend l’exemple des deplacements en avion et du fera qu’une personne obese doit payer le prix de plusieurs sieges Afin de i?tre capable de voyager. “a la place de se dire qu’on va faire payer deux places a une personne obese, on va pouvoir aussi imaginer qu’on fasse deux sieges qui soient plus larges. Cela n’y a rien qui reste pense Afin de les gros, que votre soit le dentiste qui possi?de peur que tu casses le fauteuil, ou quand je vais chez le medecin et que je ne peux nullement m’asseoir au Ottimo sito per osservare sein des sieges a accoudoir en salle d’attente”. Elle ajoute : “Il y a 10 millions d’individus obeses en France, et personne ne se exige ou elles paraissent… Mais elles paraissent ou ? Pas dans l’espace public, elles ne peuvent pas se l’approprier ! Di?s que elles se l’approprient, elles se font insulter”.

Les consequences d’une grossophobie

Mes consequences de cette grossophobie omnipresente seront grandes. “Ca aggrave des problemes d’obesite des personnes qui en seront victimes, explique Sylvie Benkemoun. Elles se sentent sans cesse regardees, jugees, elles ont honte, culpabilisent, ce qui accentue leurs troubles du comportement. Etre gros est tellement ardu dans une societe qui refuse ses gros (contrairement a l’Allemagne ou l’Angleterre pourquoi pas qui sont des pays plus tolerants) que Notre grossophobie va agir tel un nouveau traumatisme chez des individus ayant deja connu des evenements de life difficiles, comme des abandons, des violences physiques, sexuelles…”.

Notre mal-etre genere chez diverses gens est si important qu’il peut entrainer des addictions a l’alcool, a toutes les drogues, causer de enormes depressions voire conduire au suicide. Selon une psychologue, la reponse pour mettre fin a votre cercle vicieux est d’informer au maximum.

Peut-on mettre fin a la grossophobie ?

Et cela reste complexe, dans un premier moment, c’est de prendre conscience de votre qu’est Notre grossophobie et de nos propres agissements. “de nombreuses gens ne se rendent meme jamais compte qu’ils ont des paroles grossophobes, detaille-t-elle, mais ces pensees touchent tout le monde. En hopitaux, par exemple, Cela reste courant de constater votre mepris pour les mecs gros. Un medecin est en mesure de pleinement penser qu’il reste bienveillant et dire quelque chose de tres blessant pour la personne i  ci?te”.